Cédric Klapisch a dit:" Woody Allen m'a averti des paradoxes du couple. Federico Fellini m'a éclairé sur les mystères de la masculinité, Jane Campion sur les mystères de la féminité. Jean Renoir m'a parlé de ce qui dépasse les classes sociales, Charlie Chaplin de ce qui n'échappera jamais aux classes sociales, Abbas Kiarostami de l'intelligence contenue dans la simplicité, Jean-Luc Godard de la simplicité contenue dans l'intelligence, Martin Scorsese de la beauté de la violence, Alain Resnais de l'horreur de la violence, Pedro Almodovar du fantasme contenu dans le réel, Alfred Hitchcock du réel contenu dans le fantasme..
Tous ces cinéastes m'ont aidé à vivre. Ils m'ont autant diverti qu'averti. Ils m'ont aider à aborder des problèmes quotidiens sans me donner de leçons. Ils m'ont donné des éléments de réflexions sans que je sache que c'était de la réflexion. Ce "reflet" du monde n'est pas juste une effet de miroir, c'est ce qu'on appelle un regard. Bizarrement, plus ce regard est personnel plus il sera universel. Moins il sera consensuel et formaté, plus il sera général. La culture a ceci de particulier qu'elle n'est pas conçue à priori pour satisfaire le public, même si au fond elle s'adresse à tous. "